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vendredi 4 novembre 2016

J'ai pas le temps ! (je travaille) – un temps de qualité avec mes enfants

It's been a hard day's night, and I been working like a dog
It's been a hard day's night, I should be sleeping like a log
But when I get home to you I'll find the things that you do
Will make me feel alright

You know I work all day to get you money to buy you things
And it's worth it just to hear you say you're going to give me everything
So why on earth should I moan, 'cause when I get you alone
You know I feel ok

When I'm home everything seems to be right
When I'm home feeling you holding me tight, tight

Hard day's night, The beatles

Je commencerai par un postulat qui me paraît indispensable de prime abord : travailler n'empêche en rien de pratiquer la parentalité bienveillante ! Vous pouvez tout à fait porter, allaiter, signer, cododoter, faire du Montessori, du Steiner, du reggio, du Faber Mazlich, du Filliozat etc. tout en travaillant.
A la limite, je ne me prononcerai pas sur l'hygiène naturelle ne l'ayant pas pratiquée, mais pour tout le reste, il n'y a aucune raison de penser qu'il y a incompatibilité avec une activité professionnelle.

Je ne vois pas au nom de quoi ces pratiques seraient réservées aux mamans « à temps plein », ni pourquoi cela devrait nuire à votre vie professionnelle, et si j'ai un seul conseil à vous donner : ne laissez personne vous faire croire le contraire.




Ceci étant affirmé, comment faire pour avoir « un temps de qualité » (très jolie expression que j'ai reprise d'un commentaire d'Etiva) avec ses enfants quand on exerce une activité professionnelle ? Ça c'est une question qu'elle est bonne... Et il est difficile d'y répondre tant les profils diffèrent d'une famille à l'autre : cette activité professionnelle est-elle bien vécue ? Quel temps elle prend (trajet inclus) ? A quel horaires ? Quelle pression / quel épanouissement / quelle fatigue est généré par cet emploi ? Quelles responsabilité on a ? Quelle est la nature du travail ? Ramène-t-on du travail à la maison ? Travaille-t-on à la maison ? Comment se passe les relations avec le lieu de garde ? Etc.


Après m'être cogner la tête sur cette question pendant plusieurs semaines, je pense avoir dégagé quelques étapes qui pourraient vous aider dans la recherche de cet équilibre.



Ce premier article concerne avant tout la qualité de vos relations avec vos enfants. Parce que pour moi, le plus important, c'est ça : parvenir à conserver une harmonie au sein de votre famille et de vous-mêmes en vivant 3 vies en même temps (la travailleuse, la maman et -si vous y arrivez- la femme). J'aborde la question des activités dans un autre article.



Étape 1 : Positiver / déculpabiliser



On a pas toutes les mêmes raisons de reprendre le travail. Pour certaines c'est un faux choix, imposé le plus souvent par des raisons financières. Les choses sont ainsi faites, en France, une fois le temps des relevailles passées, l'épisiotomie ou la césarienne cicatrisée, zou, vous retournez au boulot. La relation mère/enfant n'entre pas en ligne de compte. Quand c'est le cas, cela entraîne un sentiment de culpabilité.

Je pense que ce sentiment ne doit pas être mis sous le tapis. Ça peut même aider d'en parler avec son enfant (même son bébé! Si si). Mais je pense aussi que vous ne pouvez pas rester indéfiniment sous le couperet de cette culpabilité qui n’apporte rien de positif. En somme, il ne s'agit pas de faire semblant d'apprécier cette situation mais d'essayer à la source de positiver.



On ne va pas se mentir, jamais on aura le même bénéfice pour nos enfants en travaillant qu'en gardant nos enfants à la maison. Mais ça comporte quand même quelques avantages, à vous de trouver les vôtres (coupure, vie sociale, reconnaissance par le travail, etc.).

Cette petite vidéo d'Isabelle Filliozat pourra peut-être vous y aider.


Je sais qu'elle a co-écrit un ouvrage avec sa mère sur le sujet qui s'intitule « Maman, je ne veux pas que tu travailles ! ». Il est sur mon interminable to read list mais je ne l'ai pas encore lu.

J'avoue que, quand elle affirme : « c'est une illusion d'imaginer qu'en allant pas travailler nous allons mieux nous occuper de notre enfant », je ne peux pas être totalement d'accord avec un postulat aussi tranché. Mais son propos aide à relativiser et introduit l'idée des apports positifs du travail.




De plus, ça me permet de prendre du recul : la bienveillance c'est bien mais ça se travaille, et la mienne est parfois mise à rude épreuve. Je suis pour ma part, bien contente de faire des coupures pour souffler et prendre du recul. Ou simplement pour penser ce que je souhaite faire à la maison. Ça m'est beaucoup plus facile d'organiser les activités à venir, les listes de matériel, les idées en tout genre, entre deux paperasses au boulot, qu'à la maison.



En fait, je pense vraiment que j'ai trouvé mon équilibre de maman en retravaillant. J'ai un temps pour moi, et un temps pour ma fille, où j'ai la force et l'envie d'être pleinement avec elle.



Je partage ce ressenti parce que, je me faisais la réflexion assez drôle que, il n'y a peut-être que dans le réseau de la parentalité bienveillante que l'on peut culpabiliser à l'idée de ne pas rester à la maison. Habituellement, une femme doit montrer qu'elle n'est pas une bobonne qui passe ses journées à torcher des marmots braillards. Mais la maman bienveillante au foyer, c'est la rolls des mamans : une maman épanouie, à l'écoute, qui fait plein de belles choses intelligentes avec ses enfants. Cette maman-là on l'envie, c'est un modèle.



Je suis entourée de tellement de mamans en congé parental, ou mères au foyer, qui parfois se sont investies au point de déscolariser leurs enfants et de porter plein de casquettes pour leur donner le meilleur ; bref, des mères qui consacrent une immense partie de leur vie à leurs enfants. Et elles ont une vie super active pour autant, riche, épanouissante. Ces mères me fascinent je l'avoue, et elles ont généré chez moi un vrai cas de conscience.



Mais mon point de vue est que, la qualité du temps que l'on passe avec nos enfants n'est pas nécessairement proportionnelle à la quantité.



Pour moi la clef est de trouver le moyen de faire de votre travail un temps pour vous. Soit parce que votre travail vous plaît - ça arrive aussi heureusement - soit parce que vous avez réussi à optimiser votre temps hors maman pour en faire un temps à vous.



Je crois aussi que le monde gagne à voir des femmes s'impliquer dans son fonctionnement à tous les niveaux, et pas seulement en éduquant leurs enfants. Je crois que le monde ne serait pas ce qu'il est si plus de femmes en tenaient les rennes. Et je crois que si les femmes ont à travers l'histoire, cherché à valoriser leur place dans la société en marge de leur rôle de mère, c'est que cela fait sens.
Quand j'ai repris mon travail, je n'ai pas très bien vécu mon retour. Pour me donner du courage, j'ai affiché ce que j'appelle mon « w.w.w. » - mon Wall of Wonderful Women. On y trouve une ballerine irakienne, une mère célibataire cambodgienne, une ex-femme de rock star devenue ambassadrice de la paix dans le monde, une femme prêtre californienne, et une photo regroupant 6 femmes prix Nobel de la paix. Toutes ces femmes ont des destins très différents. Certaines sont mères, d'autres pas, d'autres ont très surement mis une grosse partie de leur vie de famille de côté. Toutes apportent quelque chose au monde en tant que femme toutes le rendent meilleur à leur façon, et toutes méritent le plus profond respect. 
 


On pense que financièrement on a pas le choix. Au risque d'en heurter certaine : ben si, on l'a.

Vous pouvez choisir de ne pas travailler – momentanément ou non. Après vous devrez peut-être vous asseoir sur votre projet de maison avec jardin pour aller vivre en HLM, renoncer à un certain confort de vie. Mais ça reste un choix. Moins plaisant que celui d'une maman dont le mari ingénieur gagne 4000€ par mois et qui a hérité de la maison de ses parents, certes. On a pas toutes les mêmes cartes en main...

Mais si pour vous le chemin vers le travail est une torture quotidienne, alors c'est sûrement qu'il y a une décision à prendre, même si ce n'est pas celle que la société attend de vous.



Également, j'imagine qu'une maman célibataire qui bosse dans une usine, à répéter le même geste fatiguant 15 000 000 000 de fois par jours sans avoir le temps de penser, en faisant les 3x8 doit trouver bien difficile de voir les choses sous le même angle que le mien. Si c'est votre cas, j'ai envie de vous dire : vous avez le courage de le faire, pour subvenir aux besoins de vos enfants. Sans Montessori, sans Faber Mazlich, sans activités super épanouissantes... Vous nous valez toutes. Et vos enfants le savent.




Etape 2 : Se reconnecter



Avec l'enfant :



Étape indispensable pour moi avant tout autre : quand vous rentrez du travail, reconnectez-vous avec vos enfants. Trop de parents négligent cette étape, ils rentrent du boulot et pensent déjà au repas à préparer, aux toilettes à faire, au rangement, aux devoirs, … STOP ! Vous n'êtes plus au travail, et le monde ne va pas s'écrouler si vous prenez 15/20 minutes pour vous retrouver avec vos enfants.



Une image que j'aime beaucoup est celle du réservoir affectif. Vos enfants ont besoin d'énergie pour avancer : nourriture, sommeil, chaleur, lumière, santé, vous y veillez sûrement. Mais il est une énergie tout aussi indispensable que les autres que l'on écarte souvent c'est l'affectif. Or on arrive à rien quand le cœur ne va pas, enfant comme adulte. Un petit moment de câlin, de jeu, de parole, de chahut, vous fait commencer le temps en famille sur de bonnes bases, pour tout le monde.



Parfois ce temps de reconnexion, ça peut se résumer à éponger un gros largage d'émotions. Merci madame Filliozat de m'avoir aidé à prendre conscience de ceci : votre enfant, même s'il est gardé dans un endroit qu'il apprécie, accumule tout au long de sa journée une série de stresses qu'il ne relâchera qu'en la présence de sa figure d'attachement (normalement, vous). C'est pourquoi il arrive souvent que le retour à la maison soit une source de râlerie, de pleurs, de colère, alors que chez la nounou c'était un ange.

Non il/elle ne vous en veut pas, il/elle vous aime, il/elle vous aime tellement qu'il n'y a qu'avec vous qu'il peut ouvrir les vannes. Triste privilège hein ? N'empêche que quand on le sait, on le gère avec beaucoup plus de sérénité. Pour ma part, je sais que certains soirs, depuis la voiture jusqu'à la tétée de retrouvailles, j'ai de grandes de chances de traîner une Minimog qui pleurniche sans raison apparente. Prendre le temps d'être à l'écoute, d'absorber cette émotion conditionnera la bonne marche de toute la soirée qui va suivre.



Si vous n'avez le temps de faire qu'une seule chose, pour moi, c'est celle-là.



Avec vous-même :



Pendant la journée de travail, vous êtes soumis(e) au même stress accumulé que votre enfant. Même si votre boulot est super épanouissant. Au travail, nous sommes soumis à des protocoles, obligations, responsabilités, horaires, remarques, etc, qui génèrent un stress que l'on ne peut pas évacuer sur place. La différence c'est que là où chez l'enfant ça sort tout azimut, nous on a tendance à ignorer ce stress, à le négliger. Le résultat n'est pas meilleur, car ce stress ne disparaît pas pour autant : vous serez tendu(e), impatient(e), à fleur de peau, et toute votre soirée va en pâtir.

Essayer dans la mesure du possible de trouver un temps de pause pour souffler et faire cette transition entre le contexte « travail » et le contexte « famille ». Quitte à laisser les enfants un quart d'heure de plus au périscolaire le temps de boire un thé avant d'aller les chercher.




Etape 3 : prioriser et simplifier



Une maman qui garde ses enfants à la maison dispose d'une journée entière à diviser entre le temps d'apprentissage, le temps libre, le temps dehors, le temps câlin, et la routine. Si vous ne disposez que de deux heures le soir, forcément vous ne pourrez pas tout faire : alors établissez des priorités.

Qu'est-ce qui est le plus important pour vous et vos enfants concernant leur temps à la maison : qu'ils aient du temps libre, qu'ils se défoulent, qu'ils puissent faire des activités particulières, qu'ils se couchent tôt ? Si par exemple, vous tenez à ce que vos enfants mangent uniquement du fait- maison ça vous laissera moins de temps pour autre chose. Le tout est d'en avoir conscience et d'établir par rapport au temps qui vous est imparti, ce que vous pouvez proposer et dans quel ordre d'importance.



Parfois aussi, l'organisation à la maison mérite du recul pour savoir comment simplifier un peu tout ça. Je parlais de la nourriture, vous pouvez très bien vous faire un petit calepin de recettes de secours les soirs de rush ; quelques recettes basiques, rapides, qui plaisent à vos enfants que vous ressortez en cas de besoin. Vous pouvez aussi instaurer des soirs avec un plat spécifique, ce qui vous épargne d'avoir à réfléchir au repas ce soir là.

Je donne l'exemple de la nourriture mais ce peut être n'importe quoi. Si vous buttez quotidiennement sur une étape, c'est qu'il faut la revoir. Ça paraît bête mais combien de fois n'avons nous pas ce réflexe de pensée.

Les solutions vous seront aussi données par vos enfants : par l'observation ou l'implication directe si ils sont assez grands.

Et n'ayez pas peur des solutions iconoclastes. Personnellement je prends ma douche avec ma fille. J’imagine que « ça ne se fait pas ». Oui, et bien je m'en tamponne, nous ça nous convient très bien.



Etape 4 : savoir lâcher prise



Il y a des soirs où vous mangez des pâtes pour la troisième fois de la semaine, où la poussière s'accumule, des soirs où le coucher est un enfer, où la routine déraille, où vous avez crié plus que vous n'auriez voulu, où vous n'avez pas la force.

Et bien tant pis.

Mangez vos pâtes, laissez la poussière où elle est, oubliez la montre, soufflez un bon coup ; faites un gros câlin à vos enfants, dites leur que vous les aimez, parlez des dérapages de la journée avec eux si besoin, et allez vous coucher/ vous poser devant votre série du moment/lire un bon livre/regarder des vidéos de chats sur youtube/ vous promenez (les promenades en solitaire dans la nuit c'est très apaisant... Enfin sauf si vous habitez dans un ghetto), que sais-je. Sans un regard pour vos papiers administratifs, pour le bazar, pour la vaisselle dans l'évier, pour les jouets qui traînent dans la douche.

Lâchez prise.



Demain est un autre jour qui apporte son lot de courage et de sérénité retrouvés. Personne n'est parfait. A l'impossible nul n'est tenu. Etc.



Etape 5 : demander de l'aide :



à votre conjoint déjà, si il vit avec vous. J'ai remarqué que, en tant que maman, on fait souvent deux erreurs.



La première c'est de penser que toute la bonne marche de la maisonnée repose sur vos seules épaules. Euh, non. Nous sommes au 21ème siècle, la société a fait des progrès en matière de féminisme, par pitié, profitez-en.



La deuxième c'est d'attendre que votre conjoint vous vienne en aide de lui-même. Ça mesdames, à moins d'avoir épousé une perle en la matière, c'est une pure utopie. N'imaginez pas que votre mari a conscience de tout ce qu'il faut faire à la maison et de tout ce que vous faites à la maison. C'est un homme, mesdames, quand il a fait le ménage pendant deux heures une fois dans la semaine il croit que c'est un héros et que vous êtes à 50 % des tâches ménagères. N’imaginez pas non plus que quand il est en train de regarder le foot et que vous essayez de faire à manger tout en calmant la dispute de vos deux grands et d'empêcher le petit d'éparpiller vos casseroles dans toute la maison, il va venir spontanément à votre rescousse.

Nan nan nan !

Par contre, vous pouvez demander. Pas aboyer un « métuvoipakejemensorpa ! Étumanmerdavectonfootdébile ! Jefétoudancettemaison ! Faignant ! Phallocrate ! Égoïste ! ». Ça, c'est tendre une perche d'un kilomètre de long sur une mega dispute dont vous n'avez absolument pas besoin. Non juste un : « Euh.... chéri, j'ai besoin d'aide », en général, à moins d'avoir épouser un macho fini, ça suffit à obtenir un « Hein, quoi ? …. Oh pardon, j'arrive. ».



Parfois il convient d'être plus directive : « Chéri, je dois emmener le grand au saxophone, puis la petite chez le dentiste, tu pourrais faire la vaisselle pendant ce temps ? STP. ». Ça, ça marche bien aussi :



1) vous donnez une consigne précise qui émane de vous, et c'est important car parfois, paradoxalement, l'immobilisme des hommes vient du fait que la maîtresse de maison, c'est vous et en ce domaine la patronne, c'est vous. Ça... parasite leur capacité d'initiative.

Vous avez déjà vu ces messieurs qui tournent en rond désespérément dans le rayon yaourts du supermarché parce que madame a écrit « yaourts aux fruits » et qu'il ne sait pas quelle marque prendre ? Ou pire, madame a écrit « yaourt aux fruits de marque X », et y a plus la marque en rayon ! Oui mesdames, les hommes peuvent mener des guerres qui durent des années, diriger des armées et conduire tout un pays à sa gloire ou sa perte, mais ils s'effondrent devant un rayon de yaourts.

Bref, quand vous dites que vous aimeriez qu'il fasse ça, c'est rassurant.



2) pas besoin de réfléchir : vaisselle, ok. Et ça, c'est toujours bon à prendre pour eux. ;-)



3) vous avez listé vos activités à vous, vous avez donc prouvé que vous n'abusez pas de lui. Ok il doit faire la vaisselle, mais vous n'allez pas faire du shopping pendant ce temps.



4) vous titillez sa fibre de compétence. Il y a un défi sous-jacent dans cette proposition. Et ça, mesdames, c'est ZE carotte pour faire avancer les hommes.



Et bien sûr n'oubliez pas de féliciter votre homme et de vous confondre en remerciements à votre retour (comme un chien avec un sucre ? Oui en quelque sorte), c'est important. Il a fait la vaisselle ET il a nettoyé le frigo ? Quel homme merveilleux vous avez là (susucre / mars ) et quelle aide précieuse pour vous qui êtes déjà débordée (message subliminal en passant / venus - ça ne coûte pas plus cher).



à vos (beaux) parents

le moins original consiste à faire garder un ou plusieurs loulous par papi et mamie. Mais parfois ce n'est pas possible, ou parfois certains parents ne le souhaitent pas parce que la façon qu'ont les grands parents d'être avec leurs petits enfants ne leur convient pas.

Vous pouvez aussi demander de l'aide sur autre chose ou tout simplement, les laisser vous aider.

Si votre maman propose de vous passer l’aspirateur pendant que vous allez au parc avec vos enfants, pourquoi refuser ?

A titre d'exemple, quand mes parents viennent manger à la maison, systématiquement, c'est ma mère qui ramène le repas. Au début ça me vexait : je pensais qu'elle me croyait incapable de cuisiner par moi-même. Puis j'ai compris que c'est ça façon de m'aider. Elle m'a dit un jour « on est pas riches, on ne peut pas vous donner d'argent, mais au moins je peux vous nourrir ».

Elle me ramène toujours un monceau de fromages locaux, conserves de potées, plats faits maison congelés, confitures, sauces tomates faites maison. Pareil, au début j'étais gênée. Aujourd’hui je savoure un luxe : quand je n'ai pas le temps de faire à manger plutôt que de me rabattre sur un plat industriel, je pioche un truc fait maison absolument délicieux.

Ce sont ces petits rien qui améliorent le quotidien et qui sont précieux quand on apprend à les apprécier. Et je suis sûre que mes parents sont heureux de leur côté, de pouvoir nous épauler. Vous feriez pareil pour vos enfants non ?



Aux amis, aux voisins, etc.



En conclusion, pour moi, la priorité quand on travaille et de chercher à (re)trouver une harmonie au sein de la famille. Une harmonie en vous, et avec vos enfants. Peu importe le temps que vous passez avec vos enfants, ce qui compte c'est la qualité de ce temps. Bien sûr confier à quelqu'un d'autre un bébé de quelques mois relève de l'ineptie. Bien sûr, vos enfants ont besoin de vous. Mais ils sont citoyens du monde : leur vie, leur évolution, leur construction ne dépend pas et ne dépendra jamais que de vous. Tant qu'ils vous trouvent disponible, à l'écoute, bienveillant(e) quand ils ont besoin de vous, je suis persuadée qu'ils ont tout ce dont ils ont besoin.

Parfois travailler, permet de se détacher, de trouver une respiration bénéfique dans nos vies de mamans pour permettre de rester à 100 % pour nos enfants lorsque l'on est avec eux.



Et vous savez quoi, je suis sûre que des mamans aux foyers liront cet article et se diront : « je ne travaille pas et pourtant je me reconnais là dedans » ;-)

1 commentaire:

  1. Je me questionne à ce sujet. Actuellement je travaille. Je m'ennuie et n'y trouve aucun épanouissement. De plus, le trajet est un point fort négatif (1h30 environ, aller/retour). Il n'y a pas si longtemps, je pensais comme toi. Et puis j'ai beaucoup réfléchit et, je pense, qu'il faut aimer ce que l'on fait pour pouvoir apprécier le peu de temps avec nos enfants. Je souhaite avoir un deuxième enfant, mais ne souhaite pas retravaillé aussitôt la fin du congé maternité. En même temps, serais-je tout autant épanouie d'être à la maison ? Je ne sais pas. Mais garder un emploi purement alimentaire peut avoir des répercussions sur la vie de famille et, notamment, le temps passé avec nos enfants.
    Bergamotte

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